JE M'INFORME


 

b_140_0_16777215_00_images_medias_BrunoLeMaireLeMonde101113.jpgLe Monde − 10 novembre 2013

« Inventer un nouveau modèle pour la France », Bruno Le Maire plaide pour une refondation de l'Etat providence, proposant notamment de « mettre en place une nouvelle indemnisation du chômage ». Pour retrouver de la crédibilité, l'UMP doit proposer un nouveau modèle aux Français.

Que pensez-vous de la décision de l'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P), qui a abaissé vendredi d'un cran la note de la France ?

Cette dégradation est un carton rouge à la politique économique et budgétaire de François Hollande

Chômage persistant, croissance en panne, révolte fiscale, grogne sociale... Quelle est l'ampleur de la crise, selon vous ?

Nous vivons une crise du modèle français. A force de trahisons, le rêve promis par François Hollande se transforme en cauchemar. Il avait promis de réduire le chômage ; il ne baisse pas. Les personnes de plus de cinquante ans devaient garder leur emploi avec les contrats de génération ; une poignée seulement ont été signés. Les ménages devaient vivre mieux ; ils sont accablés d'impôts et de taxes. La France devait être apaisée ; elle est divisée. La France devait retrouver un équilibre budgétaire ; les déficits publics se creuseront encore en 2014 et 2015.

Quelles peuvent être les conséquences ?

La gravité de notre crise nationale peut conduire à une crise européenne. La divergence croissante entre les situations économiques et budgétaires en France et en Allemagne fait peser une menace sur la zone euro dans son ensemble.

Comment François Hollande peut-il reprendre la main ?

Il a un seul choix : changer radicalement de politique. Toute autre réaction ne serait que de la poudre aux yeux.

Que proposez-vous pour relancer le pays ?

Réduire la dépense publique, donner enfin de la stabilité et de la lisibilité à ceux qui créent les emplois : les entrepreneurs, les PME, les commerçants et artisans. Depuis le début du quinquennat, la politique du gouvernement est instable et illisible. Instable car le gouvernement crée une nouvelle taxe chaque semaine puis recule. Illisible car le gouvernement dépense 20 milliards pour soutenir la compétitivité des entreprises et finance la réforme des retraites par un alourdissement des charges. C'est une politique de gribouille.

Comment relancer l'activité et créer de l'emploi ?

Nous devons inventer un nouveau modèle pour la France, qui laisse la liberté aux entrepreneurs, recentre les pouvoirs publics sur le domaine régalien et récompense davantage le travail. Il me paraît également nécessaire d'alléger les charges, d'engager une simplification massive du droit du travail, notamment avec un contrat de travail plus souple, et de tirer vers le haut notre production industrielle, agricole et de services.

Etes-vous toujours favorable à une baisse des indemnisations chômage que vous aviez préconisée en 2011, lorsque vous étiez en charge du projet présidentiel de l'UMP ?

Oui, nous devons mettre en place une nouvelle indemnisation du chômage. Il faut mieux prendre en compte localement les difficultés de chaque chômeur et diminuer la durée des indemnisations. Depuis des décennies, nous préférons distribuer des chèques plutôt que de nous battre pour créer des emplois. Il faut inverser la tendance. Cela passera par une remise en cause de notre modèle éducatif, la valorisation des formations en alternance, une adéquation entre qualifications et demandes sur le terrain. Est-il normal qu'un jeune sur quatre soit au chômage et que les PME cherchent désespérément des ingénieurs ou des couvreurs ?

Augmenter les salaires et baisser les aides sociales ne risque-t-il pas d'accroître les inégalités entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n'en ont pas ?

La première des inégalités est le chômage. La deuxième est la paupérisation des salariés modestes, qui ne peuvent pas joindre les deux bouts. Nous devons revaloriser le travail pour redonner un espoir. La baisse des charges doit profiter aux salariés comme aux entreprises, afin de lutter contre la smicardisation de la société.

Comment comptez-vous baisser les déficits tout en relançant la croissance ?

En redéfinissant notre Etat, qui doit se concentrer sur ses missions premières : sécurité, justice, éducation, santé. Les fonctions qui ne sont pas au cœur de ces activités régaliennes doivent être transférées ailleurs. Cela permettra une réduction importante du nombre de fonctionnaires, et un meilleur traitement des carrières publiques. Assez d'un Etat interventionniste en matière économique ! Son rôle est de rendre la France attractive, de réaliser les grandes infrastructures nécessaires comme la fibre optique, pas de décider à la place des entrepreneurs.

La précédente majorité à laquelle vous avez appartenu a pourtant augmenté la dépense publique et augmenté les impôts… Pourquoi les Français vous croiraient-ils aujourd'hui ?

Si nous avions tout réussi, nous aurions été réélus. Humilité, sincérité, voilà comment nous rétablirons un lien avec les Français. Depuis mai 2012, je me déplace en France pour écouter nos concitoyens : ils attendent un nouveau modèle.

Comment rétablir ce lien ?

La parole politique est devenue un bruit de fond. Nous parlons, on ne nous écoute plus. Depuis des mois, je défends une révolution démocratique : pour retrouver une crédibilité, les responsables politiques doivent changer. Il est temps que nous en finissions avec la confusion des genres et que les hauts fonctionnaires engagés en politique démissionnent de la fonction publique, comme je l'ai fait en octobre dernier. Il est temps que nous réduisions le nombre de députés de 577 à 400, que nous divisions par deux le nombre des élus locaux, que nous fusionnions conseils généraux et régionaux. Admettons enfin que le pouvoir politique a ses limites et que la transformation de la France passera tout autant par les initiatives locales et des citoyens.

Vous vous présentez comme un modèle de transparence politique. Pourtant, d'après Mediapart, vous n'avez jamais mentionné que votre femme avait exercé un emploi à plein temps à l'Assemblée entre 2007 et 2013. Pour quelles raisons ?

J'assume totalement ce choix : quand j'ai été élu en 2007, ma femme et moi avons voulu travailler ensemble. Ce n'est plus le cas actuellement.

Quelles sont vos propositions dans le domaine régalien ?

Un Etat fort, un Etat respecté. Je suis préoccupé par les coupes dans le budget militaire et par les difficultés de la police, de la gendarmerie et de la justice. La règle de droit doit être appliquée sans faille. Prenez les demandes d'asile, qui ont explosé au cours des dernières années : je propose de réduire les délais d'instruction à six mois et de renvoyer les demandeurs dans leur pays dès le rejet de l'appel. Nous devons également réfléchir à un durcissement des règles du regroupement familial. Je suis pour une immigration choisie. Il faut reprendre le contrôle de nos flux migratoires, qui doivent correspondre aux besoins de la France en terme de formation, d'étudiants et de travail.

Etes-vous favorable à une remise en cause du droit du sol ?

Tous les débats sont légitimes y compris sur le droit du sol et le droit du sang mais avant de vouloir réformer, il convient de faire respecter les règles existantes.

Vous qui apparaissez comme un modéré à l'UMP, assumez-vous une forme de droitisation de votre discours ?

Je veux simplement avoir un discours de clarté et apporter des réponses aux problèmes des Français, quitte à briser un certain nombre de tabous.

Pour Alain Juppé, la ligne de la droite décomplexée chère à Jean-François Copé a surtout décomplexé vos électeurs de voter pour le Front national. Partagez-vous son analyse ?

Arrêtons de parler du FN ! Ses solutions mettront la France dans une impasse. Sortir de l'euro ou rétablir la retraite à 60 ans condamnera notre pays à la pauvreté.

Jean-François Copé a annoncé que l'UMP allait présenter son projet présidentiel dès début 2014. Approuvez-vous cette accélération du calendrier ?

Jeter les premières bases d'un projet est une bonne idée. Mais il nous faudra encore plusieurs mois pour présenter un projet cohérent et global aux Français. La restauration de notre crédibilité demandera du temps et une unité sans faille.

Etes-vous candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017 ?

La priorité est à la reconquête lors des élections municipales de mars 2014. Ensuite, nous verrons bien qui sera le mieux placé pour représenter notre famille politique. Ce seront les Français qui le décideront lors de la primaire prévue en 2016.

Propose recueillis par Alexandre Lemarié

  

Commentaires (29)

  • Invité (Dominique Mounier)

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    Ne pas mettre la charrue avant les boeufs: mettre en place les réformes, alléger le Code du Travail, et effecteur les allègements du poids financier et dirigiste de l'Etat, afin de libérer l'économie, de fluidifier le marché, donc la reprise d'emplmoi, réduire ainsi la durée du chomâge, et alors alléger l'indemnisation. Si on réduit en premier les allocations (qui, hormis le régime des intermittents sont financées par les cotisations), on ne fera que créer du désespoir.

  • Invité (MANU7681)

    En réponse à: Invité (Dominique Mounier) Permalien

    exact.

    Apparemment, l'UMP veut faire l'inverse.
    Copé a commencé à la TV, et maintenant c'est Le Maire qui remet le couvert.
    Si c'est ça le programme de l'UMP, alors ils ont tout faux.

  • Invité (MANU7681)

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    Je suis en accord complet avec David Martinez.

    Au lieu de taper sur les petits particuliers pour distribuer aux grandes entreprises, il faudrait peut-être réfléchir à distribuer d'une autre manière.
    Peut-être que l'on pourrait diminuer les aides aux grandes entreprises pour augmenter les aides aux PME par exemple. ça serait très utile car les PME sont les premières entreprises à vouloir embaucher, mais qui n'ont pas les finances pour le faire.

  • Invité (David Martinez)

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    Et j'ajoute, en redondance au titre de cet article, que oui, en France, on distribue des chèques. Sous le mandat Sarkozy, les banques qui nous ont précipité dans l'abîme que nous vivons en ont touché, en blanc qui plus est, et sans demande de contrepartie. Un chômeur qui rate un rendez-vous prend la porte sans plus de formalité. Et l'on s'étonne que le Front National devient le premier parti pour les européennes...

  • Invité (David Martinez)

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    Bref, en conclusion de mon précédent message, où est l'esprit gaulliste dont se réclame votre parti ? Vous voulez réformer ? Un peu de courage ! La relance de notre pays ne peut se faire que par la consommation, et rien d'autre. Supprimez TOUTES les niches fiscales, supprimez tous les contrats aidés pour accorder des aides sur les salaires médiants, et non pas les plus bas qui sont des trappes à smic. Et cessez d'ostraciser ceux qui subissent une situation qu'ils n'ont pas voulu !

  • Invité (David Martinez)

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    Monsieur Le Maire, je vous encourage dans cette voie : éliminez le chômage en éliminant les chômeurs ; renflouez la sécurité sociale en ne remboursant plus les malades ; comblez l'assurance vieillesse en divisant par deux les retraites (ça sert à rien, un vieux, une fois que ça ne travaille plus...) ; accordez moult avantages (avec nos impôts...) aux grands groupes qui ne créent pas un emploi, profitent du maquis fiscal européen et mondial pour ne pas payer un centime d'impôt...

  • Invité (fafia)

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    ah la vieille France Jacobine qui n'a pas encore compris que nous sommes dans un autre monde ! :( vite sauvez l'UMP Monsieur Lemaire nous avons besoin de sang neuf !

  • Invité (MANU7681)

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    Osez tenter de faire passer ça, et je serais dans la rue alors que je n'y suis jamais.
    C'est exactement l'inverse que le peuple demande.
    On ne rejette pas la gauche, mais on rejette les taxes, la baisse de pouvoir d'achat, et le chômage de masse.
    En fait, on rejette la politique économique de la rigueur dans son ensemble.
    Hollande a la même politique économique que Sarkozy.
    On demande une politique économique clairement de gauche, pas de droite.
    Vous n'avez rien compris.

  • Invité (BM)

    En réponse à: Invité (MANU7681) Permalien

    Ce n'est pas une question de droite ou de gauche! C'est que la France n'a pas encore fait les réformes de fond, elle a emprunté à crédit ce qui a alourdi la dette pendant des années. L'économie neutre, et les mesures politiques doivent permettre aux entreprises de fonctionner, de pouvoir investir sans être alourdie de taxes, pour avoir des marges suffisantes pour embaucher. Ainsi on créera des richesses, et on pourra baisser impôts et taxes.

  • Invité (MANU7681)

    En réponse à: Invité (BM) Permalien

    Tout dépend de ce que l'on entend par le mot "réforme".
    En France, le mot "réforme" signifie souvent taper sur le peuple, alors qu'une réforme peut être aussi pour améliorer les conditions de vie du peuple.
    On veut que nos conditions s'améliorent immédiatement, pas dans 5 ans.

  • Invité (papaauclju)

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    tout à fait d accord j ai déjà rencontré mr bruno lemaire ou j étais invitée et il m a fait forte impression très bon discours quelqu un qui est à la portée de tout le monde et serre les mains sans chichi

  • Invité (BOISSIMON)

    En réponse à: Invité (papaauclju) Permalien

    entièrement d 'accord avec vous, pour ma part je l 'ai rencontré lors de la fête départementale de Charentes. J' ai senti un homme sincère, en phase avec la réalité. Il tient un discours clair et constructif.

  • Invité (lucioledemai)

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    "Jean-François Copé a annoncé que l'UMP allait présenter son projet présidentiel dès début 2014" : eh ben voilà, ça continue ! L'urgence ne serait donc pas de trouver et proposer des solutions à nos maux actuels qui ne font qu'empirer de jour en jour. La préoccupation majeure de Jean-François Copé est encore et toujours l'élection présidentielle 2017. L'UMP et son chef actuel sont ainsi en complet décalage avec ce que sont les préoccupations majeures actuelles des Français.

  • Invité (BM)

    En réponse à: Invité (lucioledemai) Permalien

    Actuellement, le public comme les médias ne cessons de répéter que l'UMP est inaudible, ne propose rien. Si JF Copé présente un projet début 2014, il faudrait qu'il soit complet, qu'il soit représentatif de toutes les sensibilités internes à l'UMP. Sinon, on pensera qu'il s'agit du projet de JF Copé lui-même, soit de la "Droite Forte"majoritaire. Pourquoi ne pas y mentionner dans ce projet les propositions de chaque sensibilité, pour éviter toute polémique?

  • Invité (phil)

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    whaou !!!!!!!!!! mais pourquoi personne n'y avait pensé ????
    euh , simple question !! qu'elle est votre expérience dans le monde de l'entreprise en tant que salarié

  • Invité (lucioledemai)

    En réponse à: Invité (phil) Permalien

    Qu'est-ce qui a bien pu vous choquer comme ça ? Que sécurité, justice, santé et éducation soient de la responsabilité de l'Etat, et que l'emploi soit de la responsabilité des entreprises, c'est juste affaire de bon sens. François Hollande (dont je me demande quelle peut bien être son expérience dans le monde de l'entreprise) a voulu jouer au chef d'entreprise.

  • Invité (lucioledemai)

    En réponse à: Invité (phil) Permalien

    (suite) Résultat : la courbe du chômage s'est maintenant inversée mais uniquement pour les jeunes, et uniquement en créant des emplois aidés qui ne sont même pas pérennes et qui ont été financés par tous ces prélèvements supplémentaires que François Hollande a imposés aux Français qui ont ainsi perdu de leur pouvoir d'achat !

  • Invité (Yann Tual)

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    Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant soixante mois au lieu de six mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour (selon info sur site Assemblée nationale) de 5 178 euros, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 120 euros sur cinq ans !

  • Invité (lucioledemai)

    En réponse à: Invité (Yann Tual) Permalien

    Ce qui m'intrigue, c'est que Jean-Louis Debré a quitté le perchoir en mars 2007 alors que la fiche N° 17 du site de l'Assemblée nationale ("La situation matérielle du député") affiche une mise à jour en janvier 2013, et qu'il y ait question d'une allocation dégressive, financée uniquement par les cotisations des députés, et uniquement destinée aux députés non-réélus et à la recherche d'un emploi, et qui n'ont pas atteint l'âge de la retraite. Alors, que croire ... ?

  • Invité (marie)

    En réponse à: Invité (Yann Tual) Permalien

    tout a fait d'accord avec vous yann, le procédé est honteux et contribue a descreditter la classe politique, aucun n'a le courage de renoncer publiquement a cette aide....par contre des gens ne mangent pas toujours a leur faim dans notre beau pays....

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L'élu

Je suis né le 15 avril 1969 à Neuilly-sur-Seine, marié et père de quatre fils.

J’ai été élève de l'École normale supérieure où j’ai étudié la littérature française, et plus particulièrement les œuvres de Proust. J’ai ensuite intégré l'Institut d'études politiques de Paris puis l’ENA. En 1998, j’entre au ministère des Affaires étrangères, à la Direction des Affaires stratégiques, de Sécurité et du Désarmement. C’est à ce moment de ma carrière que j’ai rencontré Dominique de Villepin lorsqu’il était secrétaire général de la présidence de la République. Je l’ai suivi à son cabinet lorsqu'il est devenu  ministre des Affaires étrangères, entre 2002 et 2004 et j’ai participé aux négociations avec Jacques Chirac pendant la crise irakienne en établissant notamment l'absence d'armes de destruction massives en Irak. J’ai par la suite accompagné Dominique de Villepin dans ses différentes fonctions jusqu’à la direction de son cabinet à Matignon.

Lors des élections législatives de juin 2007, j’ai été élu député UMP dans la 1ère circonscription de l'Eure (Evreux, Verneuil, Pacy) à la suite de Jean-Louis Debré. En 2008, je suis élu conseiller municipal de la ville d'Évreux en 2008 et Président du groupe d’opposition au Conseil Régional de Haute-Normandie en 2010.

En décembre 2008, je suis nommé par Nicolas Sarkozy au poste de Secrétaire d'État aux Affaires européennes. Pendant six mois, je mets toute mon énergie dans la relation franco-allemande. En juin 2009, à la suite d’un remaniement ministériel, je suis nommé ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche. Pendant trois ans, j’ai défendu sans relâche les agriculteurs et les pêcheurs français avec, notamment, la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche, la mise en place de la contractualisation laitière, la réorganisation des filières, les négociations de la PAC, le G20 agricole…

A l’été 2010, je décide d’être candidat à la Présidence de l’UMP pour porter les valeurs de renouvellement politique auxquelles je crois mais les règles de candidature ne me permettent pas de poursuivre ma démarche puisque il me manque quelques centaines de parrainages au moment du dépôt de la candidature.

Pour être en accord avec mes convictions et le nouveau modèle démocratique que je défends, j’ai décidé de démissionner du corps des Conseillers des Affaires étrangères le 8 octobre 2012 à la suite de ma réélection comme député. Il est inadmissible pour moi qu’un parlementaire-fonctionnaire puisse cumuler des avantages de carrière.

Par ailleurs, mon attachement à l’écriture m’a amené à être l’auteur de plusieurs ouvrages touchant à la vie politique française mais également à la musique.

 

L'homme de lettres

Les lettres occupent une place centrale dans ma vie. Elles ont même précédé ma carrière politique. J'ai décidé de faire des études littéraires à l'Ecole normale supérieure avant de devenir diplomate. J'ai notamment eu la chance de réaliser un mémoire sous la direction de Jean-Yves Tadié, biographe et spécialiste de Marcel Proust, sur La Statuaire dans « À la recherche du temps perdu ».

L'écriture est un besoin quotidien. Elle est un moyen de fixer et de comprendre les choses. C'est pourquoi je ne conçois pas de séparer la politique et la littérature. Elle résulte d'une certaine complexité, et me permet de faire la réflexion nécessaire au discours politique qui a besoin d'être simplifié sans être facile.

Les enjeux de demain

Notre pays est à la croisée des chemins. Nous devons aujourd’hui répondre à des grands défis, qui, malheureusement, ne trouvent aucune réponse dans la politique menée par l’actuel gouvernement.

Comment définir un nouveau modèle de croissance économique qui respecte la valeur du travail et la compétitivité de nos entreprises ? Comment libérer les forces de production et du travail, favoriser l’innovation et la recherche ? Définir une politique fiscale adaptée et juste ?

Quel modèle européen et quelle place pour la France demain en Europe ? Quelle relation avec l’Allemagne ?

Enfin, comment redonner confiance aux français dans la politique ? Pourquoi engager un large renouvellement des élus mais aussi des idées et des projets.